Cuesmes et ses habitants - asbl La Persévérance dit "Maison Emilie"
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Vous possédez d'anciennes photos, de vieux documents, des cartes postales, ou des clichés actuels ...
N'hésitez pas à nous contacter. Nous avons décidé d'illustrer sur notre site, des moments de vie de notre village et ses richesses culturelles à travers le temps (des sentiers, d'anciennes façades, des lieux industriels, des coins de verdure, des écoles, des moments festifs ...

On est Borègn' Henri Tournelle (1893-1961)

Ascoutez l's'infants su' l'pavè

Qu'i fuss'tent braques ou biè inl'vés
De pauvre ou bié d'rich' famille
Les garçons autant qu'les filles
Vous n'dintindrez nié ée seul parler français
Ils vos diront que pour les djeux,
C'est in patois qu'on s'comprind l'mieux :
Ascoutez leux dscussions,
Leux rébus, leux réflexions,
On a du plaisi rié qu'à l's'intinde de l'Iong.

 

On est Borégne ou on n'l'est nié
Ca viet d'famille, on n'y peut rié.
On aime l'patois de s'village
Pour nous, c'est l'pu biau des langages.
On est Borègne dans l'ardeyon,
On n'rougit nié de ses tayons.
On s'fout des faiseux d'imbarras ;
On s'ra Borégn' tant qu'on vivra !

 

Quand ed voyage à l'étranger
Eyé qu'dins ée cwègne erculé,
Dj'intins qu'on pale el language
Qui m'rappelle el Borinage
Ed m'arrête pou ascouter avec fierté.
El patois r'viet toudi au d'zeur
Fuss' dins l'gaieté ou dins l'malheur,
C'est c'langage-là que l'maman
Pale à s'pètit gniot d'infant,
C'est pou ça qui fait risette en l'ascoutant.
 

Références

Au fil de l'eau, les grandes découvertes ...

Livré réalisé par Alté Cuesmes pour sa réunion du 8 février 2017.

 

Traduction française

Écoutez les enfants sur la rue
Fussent-ils espiègles ou bien élevés
De pauvre ou bien de riche famille
Les garçons aussi bien que les filles
Vous n'en entendrez point un seul parler français
Ils vous diront que, pour jouer,
C'est en patois qu'on se comprend le mieux
Écoutez leurs discussions,
leurs raisonnements, leurs réflexions
On a du plaisir déjà à les entendre de loin.

On est borain ou on ne l'est pas
Ça vient de famille, on n'y peut rien
On aime le patois de son village
Pour nous, c'est le plus beau des langages.
On est borain au plus profond de soi
On ne rougit pas de ses aïeux
On se moque des faiseurs d'embarras :
On sera borain, tant qu'on vivra !

Quand je voyage à l'étranger
Et que, dans un endroit isolé,
J'entend parler le langage
Qui m'évoque le Borinage,
Je m'arrête pour l'écouter avec fierté.
Le patois revient toujours à la surface,
Fût-ce dans la joie ou le malheur.
C'est cette langue que la maman
Parle à son tout petit enfant.
Voilà pourquoi il sourit en l'écoutant. 




 

CUESMES et son passé

En quelques lignes, nous désirons retracer la vie sociale, économique

et culturelle d'un village composé de marécages qui subira vers 1775 des travaux d'irrigation ; ce qui le transformera en prairies et par la suite en lieu de vie sociale

(Nous ne citerons que quelques éléments parmi tant d'autres)

 

Cuesmes et ses différentes écritures

COEMES – COEME – COESMES – QUESMMES – KUESMES

 

 

CUESMES et son activité économique

 

Cuesmes était un village qui avait une activité économique florissante ; mais les multiples inondations provoquées par les eaux de la Trouille occasionnaient des dégâts importants

et ralentissaient le développement économique

 

 

Citons : des savonneries, des fabriques de tourteaux, des moulins, des brasseries, une dentellerie, une confiserie, une filature de coton, une cartonnerie, une imprimerie, des huileries, une fabrique de peaux et chamoisettes, une blanchisserie, des tuyauteries, la brasserie Bricourt (rue de Ciply), la brasserie Carlier (rue Emilie Vandervelde), la brasserie Lardinois (rue Commandant Lemaire), la brasserie Manceaux-Carlier (à l'angle formé par les rues du Chemin de Fer et du Pavillon), la brasserie Manuel-Pierre-Modeste-Manceaux (rue Ferrer), ...

 

 

Vers 1820, on dénombre approximativement 22 briqueteries dans le village.

On peut y découvrir un nombre conséquent dans la rue de Frameries

 

Vers 1826, rue de Ciply, la brasserie Bricourt

 

Vers 1936, rue de l'Espinette, construction d'une gendarmerie

 

Au pourtour de la place :

Vers 1890, la savonnerie Deghislage

Vers 1910, une dentellerie

 

Cuesmes, ses extractions minières et ses marnières

 

Vers 1410, extraction de minerets houillers dans un puit d'une profondeur de 26,25 mètres

 

Vers 1720, de faibles essais sont à nouveau tentés, masi la nappe aquifère pose problème pour l'extraction

 

Vers 1760, le puit atteint une profondeur de 50 à 100M

 

Nous citerons uniquement ces quelques dates, comme témoin d'un passé qui laisse de nos jours des traces significatives d'une vie active d'exploitations minières.

 

 

 

L'histoire de la lampe de mineur

 

La lampe est construite après la Seconde Guerre Mondiale, dans les ateliers des charbonnages du Rieu du Coeur à Quaregnon. Vers 1958, elle est transportée dans la cour de l'Héribus. A la fermeture de l'entreprise le 29 février 1968, la direction fait don du luminaire à l'administration communale.

Par la suite, elle sera installée sur le rond-point situé entre l'église et la place.

 

Rue de Frameries, de petites exploitations transforment la craie blanche et grise en phosphate (la pierre blanche nommée « Tuffeau » se situe à une profondeur qui varie entre 20 et 40M).

Il s'agit d'une matière extrêmement solide qui est utilisée pour la construction des assisses des habitations cuesmoises.

 

 

CUESMES et son urbanisation

 

En 1924, rue de Ciply, construction d'une cité ouvrière dont les habitations seront pourvues d'eau courante en 1927

 

En 1937, à la rue des Champs, construction de la cité du Repos composée de 22 maisons destinées aux couples âgés Cuesmois afin de leur permettre de vivre des moments paisibles

 

 

La vie culturelle de CUESMES

 

De nombreuses activités culturelles et sportives sont créées

afin de permettre aux citoyens de se divertir :

 

Le tir à l'arc « Confrérie Saint-Sébastien », le crossage au paillet, l'abatage del'biette, le jeu de balle, ouverture d'une salle de boxe (Avenue Joseph Wauters), création du « Club Excelsior » qui pratique du ping pong au café Excelsior situé sur la Grand Place, un autre club de ping pong « Club Patria » est fondé au Cercle Catholique, un tir à la carabine s'installe dans les locaux du « Soleil » et de « L'Excelsior », de nombreux amateurs colombophiles se réunissent, deux clubs horticoles sont créés : « Les Semeurs Cuesmois » à la maison du Peuple, « Les petits élveurs » au salon Rousseau, du billard au salon Rousseau, …

 

1835, création de la Royale Harmonie qui reçoit le titre de « Société Royale » en 1856 lors de la visite du roi Léopold 1er dans le Borinage

 

1888, formation du Cercle Choral du Peuple « Les Enfants de Cuesmes »

 

1890, l'Harmonie Ouvrière « La Persévérance » est créée sous la forme d'une fanfare et occupe la Maison du Peuple située sur la Grand Place

 

1890, le premier cercle dramatique est fondé sous le nom de « Talma »

1895, création du cercle dramatique de « La Maison du Peuple »

1897, la troupe « Thalie » prend forme

 

1888, création d'un cercle de gymnastique nommé « Le Peuple »

1900, une société de gymnastique s'installe au cercle catholique « La Cuesmoise »

 

Citons aussi :

le cinéma « Théodule » deviendra la « Maison du Peuple » sur la Grand Place

le cinéma de Louis et Eugène Deberghe dit « Poelon » qui deviendra le « Scala » rue Etang Derbaix

le cinéma « Roxy », à l'ancien salon Rousseau sur la Grand Place

Le cinéma de la « Maison du Peuple »

Le « Chien Vert » à l'avenue Wauters

 

Vers 1915, création d'un club de football « Rémy-Club », sous l'initiative de l'abbé Danhier

 

1926/1927, formation d'un club de cyclistes

1931, création du club « Windsor »

1947, « Gravis Club »

1948, « La Roue Libre »

 

Vers 1934, Albéric Vanderwalle rachète le bassin dit « Vanecbel », le modernise et le nomme « Le Neptune ». Réquisitionné par les Allemands pendant La Seconde Guerre Mondiale, il fermera définitivement ses portes en 1943

 

1936, installation d'une salle de lutte « L'Espoir Cuesmois »

 

1946, formation de la « Chorale Cuesmoise »

 

 

CUESMES, ses lieux de culte et de repos

 

28 octobre 1929, construction d'un temple à la rue du Peuple. Il est inauguré le 15 février 1930

 

1841, le cimetière communal situé rue de Frameries, est béni le 7 novembre 1841

Il comprend uniquement la partie située à front de rue et le calvaire touche le mur de fond.

Il est inauguré le 12 novembre 1841.

A l'époque, les Cuesmois se montrent rebelles par rapport au déplacement du cimetière communal du Pont-de-Pierre dans la rue de Frameries et très régulièrement des sépultures sont sacagées

et les cercueils emmenés à l'ancien cimetière.

 

 

 

 

 

 

Références bibliographiques

 

Histoire de Cuesmes

H. Buslin & R. Colmant

(Achevé d'impression le 30 juillet 1949)

 

H. Buslin & R.G.W. Mahieu.

Cuesmes 1982

Historique de la route de Jemappes à Mons par Cuesmes, des rues adjacentes & de l'habitat.

Récits historiques, biographiques & anecdotiques

 

Historiques et Biographies Cuesmoises

par Raymond G.W. Mahieu

Hector Buslin et Michel Andry 1979

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